Politique / Développement personnel

Christophe André : “La méditation attire d’abord les parlementaires centristes”

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Christophe-André

(cc) Wikipedia Commons / Pamputt

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Cet article est issu du numéro 116 de Philosophie magazine « Peut-on désirer sans dominer ? », en kiosque le 11 janvier 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Psychiatre à l’hôpital Saint-Anne, Christophe André va initier un cycle de séances de méditation avec quelques parlementaires, au Palais-Bourbon. Avec quels effets sur la vie publique ?

 

Vous avez rencontré une cinquantaine de députés et de sénateurs, le 11  décembre dernier. Que leur avez-vous dit ?

Christophe André : De ne pas avoir peur de la méditation ! L’initiative vient de deux députés, Delphine Batho (PS) et Pacôme Rupin (LREM), eux-mêmes engagés dans des pratiques de méditation. Leur démarche n’est cependant pas isolée : depuis 2013, 145 parlementaires britanniques ont suivi des programmes de huit semaines d’initiation à la méditation, les Mindful Politics, qui leur ont apporté satisfaction. La même chose se pratique en Suède. La France s’apprête à leur emboîter le pas en 2018. Le 11 décembre, il s’agissait surtout de rappeler quelques fondamentaux. Premièrement, si la méditation a des origines religieuses et apparaît comme une pratique liée au bouddhisme et à la spiritualité, il existe la « méditation de pleine conscience », développée par le médecin américain Jon Kabat-Zinn, qui est laïque. Deuxièmement, des séances de méditation se développent depuis une trentaine d’années dans les hôpitaux et les écoles, et les élus voulaient faire le point sur ces programmes soutenus par les structures publiques de leur circonscription. Troisièmement, les bienfaits de la méditation ont été validés scientifiquement, notamment par l’imagerie cérébrale – les cerveaux des méditants sont moins soumis au stress et vieillissent moins vite.

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