Dacia Lodgy (2012). Le travail du consommateur
© Renault Marketing 3D
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 83 de Philosophie magazine « 83 - octobre 2014 », en kiosque le 25 septembre 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Si l’automobile a d’abord été un objet de luxe, le système de production industrielle en a très tôt fait un objet de consommation. La logique industrielle, la croissance économique et la démocratie y trouvèrent ensemble leur compte. Pour les ravages urbains, les encombrements et la pollution, on verrait après.
Dès les années 1910 aux États-Unis et 1930 en Allemagne, on commença à produire « la voiture pour tous », que ce fut une Ford T ou une Volkswagen, avec un volume élevé de sorties (on vendit 15 millions de Ford T et 21 millions de Coccinelle), mais la chaîne imposait l’uniformité du modèle : chacun pouvait choisir la couleur de sa Ford T pourvu qu’elle fût noire. Dans la France misérable de l’après-guerre, la Citroën 2CV eut le même rôle, en plus bricolé.