Pensée d'ailleurs

Dibbouk. Europe de l’Est

Imre Kertész publié le 2 min

Dans la tradition ashkénaze, c’est l’âme d’un mort qui vient se coller à un vivant, célébrant là une forme d’« antimariage ».

La femme se met à hurler des insanités ; elle injurie, grogne, apostrophe, incrimine, pleure. Elle parle d’une grosse voix, étrange, vulgaire. C’est un dibbouk, un défunt en errance qui, n’ayant pas accompli sa destinée, n’a pu rejoindre le monde des morts. Un mal-mort qui a pénétré en elle pour obtenir réparation. Dans le monde juif ashkénaze, dibbouk désigne l’être qui possède la femme, les symptômes qu’elle présente et l’action entreprise pour juguler le désordre. On fait appel au rabbin guérisseur, qui négocie âprement son départ avec l’esprit du mort. Pour cela, il utilise tous les objets de la tradition : encens, bougies, shofar (la corne de bélier), textes sacrés, châle de prière, phylactères…

Expresso : les parcours interactifs
Comment résister à la paraphrase ?
« Éviter la paraphrase » : combien de fois avez-vous lu ou entendu cette phrase en cours de philo ? Sauf que ça ne s’improvise pas : encore faut-il apprendre à la reconnaître, à comprendre pourquoi elle apparaît et comment y résister ! 
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