Politique / Législatives

Doit-on élire nos représentants en fonction de leurs compétences ?

Temps de lecture : 3 min

La candidate Nupes aux élections législatives des 12 et 19 juin 2022 dans le Val-De-Marne Rachel Kéké.

La candidate Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) aux élections législatives des 12 et 19 juin 2022 dans le Val-De-Marne Rachel Kéké. © Denis Allard/Leextra/Opale

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 160 de Philosophie magazine « Penser, c’est dire non ? », en kiosque le 02 juin 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Quelles sont les qualités requises pour être un bon député ? Pour certains, il s’agit du meilleur niveau de compétences. Pour d’autres, un bon représentant doit être représentatif du peuple. À l’occasion des élections législatives, retour sur un débat aussi vieux que la démocratie elle-même.

 

Rachel Kéké, bientôt députée ? Cette porte-parole de la grève des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles à Paris, qui a combattu pendant vingt-deux mois de 2019 à 2021 pour la revalorisation de leur salaire, a en effet été désignée candidate aux législatives dans le Val-de-Marne par la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes). Ce profil inhabituel a fait réagir. Une journaliste a ainsi demandé le 9 mai dernier au député insoumis Alexis Corbière si son parti allait offrir une formation à Rachel Kéké, laissant entendre que celle-ci n’était peut-être pas assez qualifiée pour représenter le peuple français et prendre des décisions en son nom. En 2019 déjà, aux États-Unis, la représentante Alexandria Ocasio-Cortez, qui travaillait dans un bar avant son élection, avait subi un procès en incompétence et avait répondu : « Je suis fière d’être barista. Il n’y a rien de mal à ça. »

Cet article est réservé aux abonnés