Politique
Du pouvoir d’achat au pouvoir de vivre
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« Et si l’on parlait du “pouvoir de vivre” au lieu du “pouvoir d’achat” ? » C’est ce que proposait, récemment, le sociologue Nicolas Framont dans le magazine Frustration, dont il est rédacteur en chef. Selon lui, « se focaliser sur cette notion a permis au gouvernement actuel de prendre de nombreuses mesures anti-sécurité sociale, au nom de l’augmentation du pouvoir d’achat. » Le pouvoir d’achat, de plus, se révèle « insuffisant » comme grille d’analyse : « Avec un même salaire, on peut acheter plus de choses quand on vit dans la Creuse que lorsque l’on vit à Paris ou à Lyon ». C’est ce que mesure le pouvoir d’achat – tout en ignorant d’autres éléments : « Si les centres-villes sont aussi attractifs, c’est que l’on y trouve un certain nombre de services dont on ne dispose pas ailleurs. On pense à la culture mais aussi à la santé. » Pour Framont, il faut changer de cadre, et parler de « pouvoir de vivre ». Que recouvre cette notion ?