L'homme de demain

En attendant la catastrophe...

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Cet article est issu du numéro 53 de Philosophie magazine « 53 - octobre 2011 », en kiosque le 29 septembre 2011. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Voici un petit dialogue de science-fiction, directement inspiré par trois essais de la rentrée : Y, lointain lecteur de Pascal Bruckner et de Jean-Didier Vincent, tourne en dérision les oiseaux de malheur écolos, tandis que X lui oppose la voie de l’éthique.

Une mégalopole du futur. Au 37e étage d’une tour en fibres de verre, deux hommes contemplent le crépuscule. En ville, l’agitation règne.

 

X : Rien à faire. Tu les entends chanter ?

(« C’est l’explosion finale/Réjouissons-nous, et demain/L’Apocalypse/Mettra fin au genre humain. »)

 

Y : Oui, les catastrophistes. Ils ont adapté L’Internationale communiste.

 

X : Selon eux, la fin du monde est pour bientôt, peut-être même pour ce soir.

 

Y : Je les déteste. Ce sont des millénaristes postmodernes. Dieu est mort, vive l’Apocalypse ! Je relisais hier sur ma tablette 5.0 un essai du début des années 2010, Le Fanatisme de l’Apocalypse de Pascal Bruckner. C’est une attaque frontale, toujours actuelle, contre les écologistes radicaux et leur idéologie culpabilisante. Que nous disent-ils ? La science et la technique mènent au désastre, et nous devons expier les pêchés du progrès. Les prophètes de l’Apocalypse répandent la haine de soi et prêchent un idéal ascétique régressif. Qu’ils retournent à leurs maisons-termitières et à leur potager bio pour préserver la planète…

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