Et si… il y avait un gouvernement fédéral mondial ?

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Cet article est issu du numéro 28 de Philosophie magazine « 28 - avril 2009 », en kiosque le 26 mars 2009. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Selon Daniele Archibugi, il est possible d’imaginer que celui-ci ne soit pas despotique. Plus que jamais nécessaire, cette entité politique rencontrerait pourtant les mêmes difficultés que nos démocraties.

Si une autorité mondiale avait la capacité d’exercer un pouvoir despotique sur la vie publique et sur la vie privée des individus, cela pourrait tourner au cauchemar. Il est donc indispensable que le gouvernement mondial soit aussi fédéral, qu’il repose sur une association entre des États libres, chacun conservant un certain degré d’autonomie dans la gestion des questions -locales. Ainsi, le gouvernement fédéral mondial pourrait être démocratique et engagé dans la résolution des problèmes des citoyens. Les penseurs des Lumières voyaient dans son instauration le résultat inévitable du progrès de l’humanité. Si leur prévision se réalise, de nombreux problèmes de la planète pourront enfin être traités. Les États individuels ne pourront plus se retrancher dans une position égoïste et seront obligés de coordonner leurs actions.

Une des premières choses dont on s’occupera sera le désarmement nucléaire et la réduction progressive de l’armement, en ne conservant que les armes nécessaires pour assurer les fonctions policières. Le deuxième chantier sera la question environnementale. Le gouvernement fédéral pourrait tout à la fois imposer des normes écologiques aux différents États et financer des programmes de recherche scientifique pour les énergies renouvelables, en engageant les meilleurs scientifiques de tous les pays.

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