À relire
Hegel, Vermeer et le “dimanche de la vie”
La Femme en bleu lisant une lettre, de Johannes Vermeer (v. 1662-1665, huille sur toile, 46,5x39 cm), visible au Rijksmuseum d'Amsterdam et sur rijksmuseum.nl. © Domaine public/rijksmuseum.nl
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Et si nous saisissions l’occasion du confinement pour regarder notre intérieur d’un œil neuf ? Et même, peut-être, pour lui trouver de la beauté. C’est ce que suggère Hegel, dans son “Esthétique”, lorsqu’il analyse les scènes de genre de la peinture hollandaise du XVIIe siècle.
Avez-vous déjà pris le temps de contempler les scènes de genre peintes par Johannes Vermeer, Jan Steen ou Hendrick Avercamp ? G. W. F. Hegel l’a fait et donne une interprétation saisissante de la peinture hollandaise du XVIIe siècle dans son Esthétique, parue en 1835. Le philosophe conçoit l’art comme la dimension qui permet à un peuple de prendre conscience de lui-même. Que nous dit alors cette peinture qui n’a rien de majestueux, qui dédaigne les sujets héroïques et mythologiques pour leur préférer la « prose de la vie » : les scènes de patinage, les marines, les intérieurs ou les natures mortes ?