Jean-Paul Sartre commenté par Étienne Bimbenet

Temps de lecture : 2 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 120 de Philosophie magazine « À quelle vitesse voulons-nous vivre ? », en kiosque le 31 mai 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

L’extrait de Jean-Paul Sartre

« L’existentialisme athée, que je représente, est plus cohérent. Il déclare que si Dieu n’existe pas, il y a au moins un être chez qui l’existence précède l’essence, un être qui existe avant de pouvoir être défini par aucun concept, et que cet être c’est l’homme ou, comme dit Heidegger, la réalité humaine. Qu’est-ce que signifie ici que l’existence précède l’essence ? Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après. L’homme, tel que le conçoit l’existentialisme, s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. Il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait. Ainsi, il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour la concevoir. »

L’existentialisme est un humanisme, 1945,

(Gallimard/Folio Essais, p. 29)

Cet article est réservé aux abonnés