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Jeux paralympiques : donnons-nous vraiment une place au handicap ?

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Jeux paralympiques de Tokyo, le 26 août 2021. Axel Bourlon (France) soulève 165 kilos au développé-couché lors de la finale d’haltérophilie, catégorie moins de 54 kilos

Jeux paralympiques de Tokyo, le 26 août 2021. Axel Bourlon (France) soulève 165 kilos au développé-couché lors de la finale d’haltérophilie, catégorie moins de 54 kilos. © Christopher Jue/Getty Images for International Paralympic Committee/AFP

Les Jeux paralympiques, qui battent leur plein à Tokyo jusqu’à la fin de la semaine, constituent l’une des rares occasions où le grand public entend parler de handicap dans les médias. Côté hexagonal, la performance d’Axel Bourlon, atteint d’achondroplasie, qui est parvenu à décrocher la médaille d’argent en soulevant 165 kg – trois fois son propre poids – a été particulièrement remarquée. L’on peut se réjouir de cette visibilité du handicap, mais pour le philosophe Bertrand Quentin, auteur des Invalidés. Nouvelles réflexions philosophiques sur le handicap (Éditions Érès, 2017), il faut aussi garder à l’esprit la réalité de la vie des handicapés « ordinaires » : « Bien souvent, nos sociétés ne font que semblant d’accueillir les personnes handicapées, pour les laisser en réalité dans une situation de liminalité, transformant les invalides en invalidés. »

Entretien avec Bertrand Quentin
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