Un classique éclaire le présent
Kate Middleton : les “deux corps” de la princesse de Galles
Journaux britanniques du 11 mars 2024 présentant en une Kate Middleton, princesse de Galles, et ses enfants. © Alastair Grant/AP/Sipa
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Une photo de Kate Middleton entourée de ses trois enfants suscite la polémique outre-Manche. Retouché informatiquement, le cliché a renforcé les inquiétudes autour de l’état de santé de la princesse de Galles – et de la famille royale en général. Mais pourquoi est-il si difficile pour un(e) monarque d’avouer sa maladie ? Réponse avec Ernst Kantorowicz, auteur de la théorie des « deux corps du roi ».
C’est un début d’année difficile pour la monarchie britannique. Le 5 février, le palais de Buckingham a annoncé dans un communiqué que le roi Charles III, âgé de 75 ans, était atteint « d’une forme de cancer ». Cette annonce est intervenue quelques jours après la sortie de l’hôpital de sa belle-fille, Kate Middleton, qui a elle-même subi une opération chirurgicale de l’abdomen au mois de janvier. Et si le souverain a souhaité parler de sa maladie avec transparence « afin de prévenir les spéculations », le silence des services de communication du prince héritier William et de son épouse n’a fait qu’alimenter les rumeurs autour de l’état de santé de la future reine consort du Royaume-Uni.
Le flou des rois
Le débat sur la transparence entourant la famille royale est relancé dans la presse britannique, qui ne manque pas de souligner que la franchise du roi Charles au sujet de son état signale un « changement radical par rapport à la façon dont la famille royale a abordé les diagnostics précédents ». L’histoire des Windsor est en effet pavée de maladies tenues secrètes, comme le cancer du roi George VI en 1951 ou celui d’Élisabeth II, révélé après sa mort. Et si le roi Charles III semble rompre avec une tradition jugée trop cachottière, le mystère entretenu autour de la maladie de Kate rebat les cartes. « En choisissant d’être transparents un instant et plus l’instant d’après, ils pourraient s’attirer des spéculations non désirées », analyse le vénérable quotidien The Times, craignant que « beaucoup supposent que l’état de santé du roi est plus grave que ce que le Palais laisse entendre ; ou pire qu’ils cherchent à cacher quelque chose ».