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Kyoto, Japon : Une voie entre Orient et Occident

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Cet article est issu du numéro 55 de Philosophie magazine « 55 - hiver 2011 », en kiosque le 24 novembre 2011. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Dans l’ancienne capitale impériale du Japon, le « chemin de la philosophie » nous conduit vers Kitarô Nishida (1870-1945), philosophe méconnu et fondateur de « l’école de Kyoto », qui rêve de réunir spiritualité bouddhiste et pensée occidentale.

Au printemps, il est un lieu à Kyoto que les cerisiers en fleurs transfigurent plus que tout autre : « le chemin de la philosophie » (tetsugaku-no-michi), ainsi nommé car Kitarô Nishida, maître d’œuvre du renouveau de la pensée japonaise au début du XXe siècle, venait y faire sa promenade quotidienne. Invitation à la méditation, ce canal semé de ponts, au fil des temples bouddhistes, raconte aussi le rêve qui fut celui de l’école de Kyoto : forger une philosophie nouvelle, à partir du dialogue entre spiritualité asiatique et métaphysique européenne. Et construire ainsi une passerelle « entre l’Occident, qui a considéré l’être comme le fondement de la réalité, et l’Orient, qui a pris pour fondement le néant ».

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