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La “conscience cosmique” : quand l’écologie entre dans nos vies

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La “conscience cosmique” : quand l’écologie entre dans nos vies

© Mark Basarab/Unsplash

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Et si le temps était venu de se rapporter à l’écologie non plus comme à un devoir moral angoissant et impersonnel, mais depuis notre expérience vécue, riche et sensible, de la vie et de la mort, du corps et du monde ? C’est ce que propose le penseur de l’écologie Gérald Hess dans Conscience cosmique. Pour une écologie en première personne (Éditions Dehors, 2023). Le philosophe Maxime Rovere, qui travaille sur cette même question, l’a lu pour nous.


 

Est-ce que « l’esprit du temps » ne joue pas un rôle fondamental en philosophie ? On attribue souvent la pensée philosophique à des individualités bien identifiées, principalement parce que les livres et les articles de cette discipline sont signés par des auteurs qui, ensuite, en assurent la promotion commerciale et intellectuelle. Je viens moi-même de rendre un manuscrit à mon éditrice, où j’explore la notion d’« interactions cosmiques » déjà introduite dans L’École de la vie. Érotique de l’acte d’apprendre (Flammarion, 2020), et voici que Gérald Hess, professeur à Lausanne, publie Conscience cosmique. Pour une écologie en première personne, aux Éditions Dehors. Expérience troublante ! Si ce qui m’apparaissait comme mes problèmes les plus intimes sont partagés, si leur formulation même ne m’est pas si particulière, est-ce le signe que nous serions collectivement proches du but – c’est-à-dire d’une révolution profonde dans notre manière de penser, et donc dans notre rapport au monde ?

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