Guy Debord, un art de la guerre

La ville et le loisir

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La ville et le loisir
Guy Debord, The Naked city, « Illustration de l’hypothèse des plaques tournantes en psychogéographique ». Plan imprimé à Copenhague en mai 1957 © BnF, dpt. Manuscrits, fonds Guy Debord

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« Un film impressionne beaucoup Guy Debord : The Naked City (1948) de Jules Dassin, qui décrit vingt-quatre heures de la vie d’une ville à travers le quotidien d’un poste de police, faisant écho à l’intérêt des situationnistes pour l’ordinaire, la routine, la répétition et la théorie des moments développée par Henri Lefebvre. Dassin montre une ville vivante dans un film qui ne repose sur aucun suspense mais qui renoue avec des “essais” cinématographiques des années 1920, enchantés par la ville et sa rythmique. Sont alors réalisés, par exemple : Berlin, symphonie d’une grande ville (1927), L’Homme à la caméra (1929), Paris qui dort (1923). Ozu au Japon réalise également un film sur Tokyo de jour et de nuit et Oliveira, de son côté, met en boîte les vingt-quatre heures de Porto. Toutes ces œuvres rompent à l’échelle mondiale avec l’urbaphobie de la fin du XIXe siècle. Le tohu-bohu urbain devient un signe d’inventivité, de créativité et non seulement de répétition du même et d’aliénation. 

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