La grande question
Le bonheur, ça s’apprend ? La réponse cinglante de Nietzsche
Avec Nietzsche, fermement opposé à ce genre d’éducation, voyons pourquoi le bonheur ne s’enseigne guère. © Lora Moore/Unsplash
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Des cours pour être heureux : l’idée, qui semble un peu incongrue, trace son sillon outre-Rhin, et plus généralement dans le monde germanique (Suisse, Autruiche notamment). Lancée à la fin des années 2000, elle a connu un regain d’intérêt à la faveur de la crise du Covid-19, qui a entraîné son lot de souffrance et de détresse, notamment chez les élèves. Dans la pratique, elle reste encore limitée à deux cents établissements environ, comme le rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung dans une longue enquête sur le phénomène.
Quant au programme, il reste vague : « susciter des sentiments positifs chez les élèves », s’atteler à « un projet joyeux sur le sujet de leur choix [celui des élèves] », « redonner ou renforcer l’envie d’apprendre ». L’idée même d’enseigner le bonheur, d’en faire l’objet d’un cours, d’un apprentissage, est pourtant douteuse.