Une semaine avec Hannah Arendt
Leibovici et Mréjen : “Pour Arendt, quand les hommes renoncent à exercer leur pensée, c’est comme s’ils s’absentaient du monde”
Hannah Arendt. Couleurs : PM. © Münchner Stadtmuseum, Sammlung Fotografie, Archiv Niggl Radloff
C’est sans doute l’un des éléments qui expliquent l’engouement et l’influence actuellement grandissante de la pensée de Hannah Arendt : de la crise de l’autorité aux bouleversements induits par les nouvelles technologies sur la condition humaine en passant par la mise en question de notre attache à la Terre, la philosophe allemande semble avoir anticipé nombre des interrogations qui sont les nôtres aujourd’hui. À l’occasion de la publication d’un passionnant Cahier de l’Herne consacré à son itinéraire et à son travail, nous consacrons une semaine à l’actualité de son œuvre.
Aujourd’hui, Martine Leibovici et Aurore Mréjen, qui ont dirigé ce volume, reviennent sur la singularité de sa pensée, tendue entre passion pour l’action et la nouveauté et souci de préserver les articulations fondamentales de la condition humaine. Elles apportent également des éclairages précieux sur la « banalité du mal » ou sur la relation d’Arendt à Heidegger. Un entretien en forme d’introduction à une œuvre majeure pour notre temps.