Hors-série "Philosophie du réchauffement climatique"
Les éthiques environnementales
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du Hors-série n°n°46 de Philosophie magazine « Philosophie du réchauffement climatique », en kiosque le 23 juillet 2020. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Quelle place assigner aux êtres vivants dans la nature ? Les animaux ont-ils des droits ? Que faire pour préserver l’écosystème ? Panorama des points de vue éthiques.
Anthropocentrisme
Un mot d’ordre, de type conséquentialiste : la nature, les êtres vivants et les écosystèmes n’ont pas de valeur en eux-mêmes ; ils sont considérés dans la seule mesure où leur destruction peut avoir des conséquences dramatiques pour les êtres humains, qui demeurent l’unique point de référence en éthique.
« Il est essentiellement moral de faire sur un animal des expériences, quoique douloureuses et dangereuses pour lui, dès qu’elles peuvent être utiles pour l’homme. »
La question : avons-nous des obligations morales envers les générations à venir ?
À lire : Alan Gewirth, « Human Rights and Future Generations » (2001).
Éthique des vertus écologiques
Plutôt que de raisonner en termes de règles et de devoir, les théoriciens de l’éthique environnementale soulignent que la protection de la nature passe par une transformation de soi et de notre rapport au monde, et par l’acquisition de vertus comme « l’humilité environnementale ».
À lire : Thomas E. Hill Jr, « Ideals of Human Excellence and Preserving Natural Environments » (1983).
Zoocentrisme
En un mot, les zoocentristes veulent faire des animaux des sujets de droit – tout au moins, les animaux pourvus d’un système nerveux central.