Élections US

Les premières leçons du vote, par Kevin Baker

Temps de lecture : 1 min

Des supporters de Donald Trump dans un “rallye-convoi” traversant le pays. Surnommé le “MAGA drag”, le convoi passe ici par West Nyack (New York)

Des supporters de Donald Trump dans un “rallye-convoi” traversant le pays. Surnommé le “MAGA drag”, le convoi passe ici par West Nyack (New York). © Yuki Iwamura/Sputnik/Sipa

L’élection présidentielle américaine tourne mal. Comme le craignaient certains observateurs, Donald Trump a proclamé sa victoire, dès la nuit de mardi à mercredi 4 novembre, sans que rien ne le justifie. Sous l’impulsion du président sortant, l’un des plus clivants de l’histoire des États-Unis, ce pays apparaît plus divisé que jamais. Nous avons demandé à Kevin Baker, romancier et chroniquer au Harper’s Magazine, de commenter les premiers résultats de l’élection, à chaud. Et autant dire que son analyse n’est pas des plus rassurantes.

Pour Kevin Baker, le vote républicain est structurellement raciste. Le pense-t-il toujours, alors que le vote des minorités ne s’est semble-t-il pas porté sur le candidat démocrate avec autant de poids qu’en 2016 ? Oui, répond-il, dans la mesure où Trump a favorisé le clientélisme, le cynisme et la peur dans une partie de l’électorat. Cette interview est aussi l’occasion de faire un bilan plus général de l’état de la démocratie en Amérique. Kevin Baker propose notamment de supprimer le Collège électoral, qui permet selon lui à « une minorité de gouverner ». Il évoque également la crise du Covid, le mouvement Black Lives Matter et l’avenir du trumpisme : « La fin de Trump pourrait signifier le début de quelque chose d’encore pire. »

Lire l’analyse du politologue américain Kevin Baker