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L’éthique du soldat augmenté

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Au salon Sofins (Special Operations Forces Network Seminar) de Martignas-sur-Jalle (Gironde), un militaire slovène teste une paire de jumelles quadroculaires à vision nocturne de la marque NVLS, le 2 avril 2019

Au salon Sofins (Special Operations Forces Network Seminar) de Martignas-sur-Jalle (Gironde), un militaire slovène teste une paire de jumelles quadroculaires à vision nocturne de la marque NVLS, le 2 avril 2019. © Mehdi Fedouach/AFP

Exosquelettes, modifications génétiques, interfaces cerveau-machine, opérations chirurgicales pour améliorer la vision, ingestion de substances actives pour mieux résister à la douleur : à quoi ressemblera le soldat de demain ? La course aux soldats augmentés est, en tous cas, lancée, aux États-Unis et en Chine notamment, sur fond de transhumanisme. Ces améliorations interrogent cependant, dès lors qu’elles impliquent d’altérer l’intégrité corporelle des combattants. Raison pour laquelle la France s’est dotée, récemment, d’un Comité d’éthique de la défense, afin d’encadrer la recherche sur ces questions. Le philosophe spécialiste en droit et en science politique Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, qui a participé à la rédaction du rapport rendu par ce comité, revient sur les enjeux moraux que pose le « soldat augmenté ».

Développer le soldat augmenté… sans renoncer à nos principes