Cinéma / Morale

L’ultime passe d’âme d’Hayao Miyazaki

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L’ultime passe d’âme d’Hayao Miyazaki

Une image du film d'animation japonais de Hayao Miyazaki, Le vent se lève ("Kaze Tachinu")

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Cet article est issu du numéro 76 de Philosophie magazine « Peut-on être honnête et réussir ? », en kiosque le 23 janvier 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Dans Le vent se lève, son dernier opus, le cinéaste japonais s’interroge sur les responsabilités de l’artiste lors de périodes troublées, dans les pas de Thomas Mann et de Paul Valéry.

Le vent se lève n’est pas que l’ultime chef-d’œuvre de Hayao Miyazaki, qui vient d’annoncer sa retraite. C’est aussi une fresque philosophique, très européenne dans son inspiration – convoquant Paul Valéry, Thomas Mann ou Franz Schubert. Jusqu’ici, c’est le shintoïsme japonais, animiste et polythéiste, qui était la grande référence du cinéaste, avec des histoires de métamorphoses ou de cataclysmes naturels. Cette fois, il s’attaque à l’histoire contemporaine et dramatique du Japon, entre 1900 et 1940, la question centrale étant de savoir si l’homme, dont le créateur incarne la figure la plus accomplie, peut sauver son âme dans une époque noire.

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