Politique

Macron et le narcissisme des petites différences

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Portrait officiel du président de la République, Emmanuel Macron / Sigmund Freud vers 1921

Portrait officiel du président de la République, Emmanuel Macron. © Soazig De La Moissonnière, photographe de la présidence. Sigmund Freud vers 1921. © Library of Congress

« Les chapelles, le narcissisme des petites différences, sont inutiles et funestes s’agissant des membres du gouvernement » : c’est avec une expression de Freud que le président de la République a tenté de recadrer les velléités de liberté de certains de ses ministres. Dans le collimateur, les membres du micro-parti de gauche, social-démocrate, Territoires de progrès (TDP) qui a tenu son congrès le week-end dernier à Bordeaux. Pour ne pas les nommer : Olivier Dussopt, ministre délégué des Comptes publics, et Emmanuelle Wargon, ministre du Logement. Jean-Michel Blanquer et son nouveau think-tank, Le Laboratoire de la République, était très certainement aussi dans le viseur d’un président pour qui un gouvernement doit être un front uni dans lequel les egos doivent se faire discrets. Mais est-ce vraiment le sens de l’expression « narcissisme des petites différences » ?

Tous de plus en plus égaux… Tous de plus en plus narcissiques ?