Neil Hannon. Despop éclairé
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Cet article est issu du numéro 105 de Philosophie magazine « Suis-je l’auteur de ma vie ? », en kiosque le 01 décembre 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Songwriter et mélodiste trois étoiles, Neil Hannon n’a jamais vraiment été de son temps. Même au cœur des années 1990 qui l’ont vu séduire de nombreux fans avec son projet Divine Comedy, le Nord-Irlandais a toujours été en décalage. Plus orchestral que rock. Plus littéraire, cultivé, avec un art très british de la dérision. En témoigne “Foreverland”, son très soigné onzième album. Il y fait se télescoper de grandes figures historiques – de Catherine II de Russie à Napoléon Ier, dont il endosse l’uniforme lors de ses concerts (les 23, 24 et 25 janvier aux Folies Bergères, à Paris, et le 28 janvier à La Laiterie, à Strasbourg).
Ce que vous placez au-dessus du plaisir ?
Pas la honte ! Je ne crois pas à l’idée de plaisirs coupables. C’est un plaisir ou ça ne l’est pas !
Le penseur qui vous accompagne ?
Alan Alexander Milne, qui a écrit Winnie l’ourson. J’y ai trouvé parmi les plus profondes pensées que j’aie jamais lues.
La question qui vous tourmente ?
Pourquoi certains croient disposer d’un savoir qu’ils se doivent d’inculquer aux autres, au point de jouer les élus. C’est refuser que les autres soient eux aussi réels.