Philo Fourneaux

Pets-de-nonne à la saint Augustin

Temps de lecture : 2 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 106 de Philosophie magazine « De quoi la gauche est-elle malade ? », en kiosque le 19 janvier 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Pour 4 personnes. Ingrédients: 150 g de farine, 3 œufs, 50 g de beurre, 40 g de sucre, 4 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger, 1 pincée de sel, huile pour friture (tournesol ou arachide).

Dis-moi, Seigneur, est-il permis au fétu soulevé par ton souffle d’entrevoir l’origine de cette divine respiration ? « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. » Ô puissance infinie ! Nous ne sommes que poussière devant ton immatérielle bourrasque, devant ce vent très saint qui au lieu de disperser les âmes les réunit, ce vent plus intérieur aux âmes qu’elles ne le sont à elles-mêmes ! Pardonne-moi mon Dieu, car j’ai permis que ta céleste voix fût couverte par celle de mes appétits charnels, qui me firent jadis préférer, j’ai honte à le dire, aux délices de ta présence celles des pets-de-nonne ! Miséricorde aussi pour la mère de ma chair, ayant cru dans son innocence que ce vent des nonnes donnerait le désir d’une plus sublime brise à l’enfant que j’étais !

Cet article est réservé aux abonnés