Philippe Vilain. Le séducteur indécis

Temps de lecture : 2 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 112 de Philosophie magazine « À quoi tient l’autorité ? », en kiosque le 24 août 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Dans une veine qui évoque aussi bien les moralistes français qu’Alberto Moravia, Philippe Vilain ne cesse d’écrire sur ses amours. Dix romans, presque autant de relations qui butent chacune sur un écueil : le saut de la paternité dans “Faux-père”, l’écart social dans “Pas son genre” et un obstacle très déroutant dans “La Fille à la voiture rouge”, son dernier opus qui paraît en cette rentrée chez Grasset et qu’il présentera au Livre sur la place, à Nancy, du 8 au 10 septembre. Un livre cinématographique, où passion et jeu d’acteur se mêlent.

Descartes était attiré par les filles qui louchaient. Y a-t-il une imperfection qui vous affole ?

L’accent étranger. Si une fille parle français avec l’accent italien ou danois, je fonds. J’aime que l’amour me dépayse.

 

En littérature, quel est votre séducteur préféré ?

Adolphe, le héros de Benjamin Constant. On l’a accusé d’indifférence et de cruauté. Pour moi, c’est le plus sensible, le plus romantique. Il blesse par indécision, mais sans malveillance. Quoi de plus délicat que cette remarque : « La métaphysique la plus ingénieuse ne justifie pas l’homme qui a déchiré le cœur qui l’aimait. »

Cet article est réservé aux abonnés