Tribune

Pierre Vesperini : Thomas Jefferson, la “cancel culture” et nous

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La statue de Thomas Jefferson, troisième président et l’un des “Pères fondateurs” des États-Unis, dans la salle du conseil municipal de la ville de New York (États-Unis), le 12 décembre 2018

La statue de Thomas Jefferson, troisième président et l’un des “Pères fondateurs” des États-Unis, dans la salle du conseil municipal de la ville de New York (États-Unis), le 12 décembre 2018. © Dave Sanders/The New York Times/REDUX/REA

Depuis fin octobre, Thomas Jefferson ne trône plus au conseil municipal de New York. Il y a quelques semaines, les élus de la métropole ont décidé, à l’unanimité, de retirer sa statue qui veillait depuis plus d’un siècle sur ses délibérations. Un nouvel épisode de cancel culture, qui montre que la relecture de l’histoire par certains militants identitaristes a des conséquences réelles aux États-Unis.

Dans un essai profond, informé et engagé, le philosophe Pierre Vesperini regrette le déboulonnage de la statue d’un des pères fondateurs des États-Unis, dont le visage est d’ailleurs gravé sur le mont Rushmore. Sans polémique facile, mais avec un esprit dialectique brillant qui tente de montrer les limites de l’idéologie « woke », Pierre Vesperini livre l’une des réflexions les plus intéressantes, et pertinentes, sur ce sujet. Il offre également cinq propositions concrètes, pour dépasser les antagonismes et faire progresser la société sur les questions d’égalité et de reconnaissance des minorités.

Que la longueur de cet essai ne vous rebute pas : vous serez captivé par sa justesse et son érudition. Bonne lecture !

À propos de la statue de Jefferson à New York, par Pierre Vesperini