Technologie / Sécurité

Pourquoi avons-nous peur des drones qui survolent Paris ?

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Cet article est issu du numéro 88 de Philosophie magazine « Où avez-vous la tête ? », en kiosque le 26 mars 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Depuis fin février, des drones civils survolent la capitale. Même s’il n’y a pas de préjudice, tout le monde s’accorde à penser que c’est de très mauvais augure. Pour quelles raisons ?

Ils ont fait leur apparition dans la nuit du 24 au 25 février, entre 23 heures et 2 heures du matin : de mystérieux engins ont survolé Paris sans autorisation. Depuis, tous les trois ou quatre jours, de nouveaux signalements sont émis. Les forces de police tentent de capturer les « dronistes », c’est-à-dire les pilotes de ces petits robots, mais en vain. À deux reprises, des journalistes étrangers – des chaînes qatarie al-Jazeera et allemande Bayerischer Rundfunk – ont été interpellés en possession de ces appareils ; ils affirmaient s’en servir afin d’enregistrer des images pour des reportages. Mais rien n’assure que les survols de nuit, qui se multiplient, soient aussi le fait de journalistes. Il est probable qu’il s’agisse d’amateurs de modélisme qui se lancent des défis, un peu comme ceux qui ont été condamnés par le tribunal de Bourges pour avoir piloté des drones au-dessus d’une centrale nucléaire. Dans le même esprit de bravade, un drone a survolé dans la nuit du 7 au 8 mars une base militaire au sud-est de Paris, qui s’occupe de la liaison avec les sous-marins. Faut-il donc réellement s’inquiéter ?

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