Présidentielle 2022

Raphael Enthoven : “Être démocrate, c’est admettre que les Français ont voulu ce duel”

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Raphaël Enthoven en septembre 2021

Raphaël Enthoven en septembre 2021. © Arnaud Meyer/Leextra pour PM

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle qui a vu Marine Le Pen et Emmanuel Macron se qualifier, nous avons demandé au philosophe, auteur de Morales provisoires (Éditions de l’Observatoire, 2017), de nous livrer son analyse. Ne ménageant pas ses critiques vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon – « qui consulte ses militants tout en leur déniant le pouvoir de s’exprimer », soulignant le danger très puissant que représente Marine Le Pen – « candidate factieuse et séditieuse, soutenue par les veuleries de tous ceux qui refusent de voter Macron pour lui barrer la voie » –, il considère que nous souffrons de l’absence d’opposition sérieuse et structurée capable de donner forme au nouveau clivage mondial entre souverainisme identitaire et libéralisme républicain. Et il défend le retour d’un « manichéisme », qui permettrait de choisir son camp avec plus de clarté, au lieu d’être ramené à l’alternative entre le conservatisme et le chaos.

“Mélenchon est populiste, et rien ne serait pire que la présidence de Le Pen”