Parcours
Rodolphe Burger. La voix des maîtres
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Cet article est issu du numéro 3 de Philosophie magazine « 3 - août/sept. 2006 », en kiosque le 27 juillet 2006. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Atypique, il enseigne la philo avant de passer au rock. Auteur d’albums avec Kat Onoma ou en solo, ce lecteur de Deleuze et Heidegger continue d’expérimenter avec éclat.
Au bord du canal Saint-Martin, dans un atelier d’artiste où, côtoyant des pieds de micro, toutes ses expériences musicales et littéraires s’entassent, Rodolphe Burger se retire lorsque s’achève un concert ou une tournée. Sa dernière collaboration l’a entraîné dans l’est de l’Algérie où il a composé la musique de Bled Number One, film de Rabah Ameur-Zaïmeche, récompensé par le Prix jeunesse au Festival de Cannes. La critique l’estampille artiste « intello », lui se défend d’être un musicien philosophe. Sa recherche musicale sème pourtant le trouble. Elle déborde les genres : entre le rock, le trip hop postmoderne et la poésie (William Shakespeare ou Samuel Beckett), Rodolphe Burger décline les reprises. Un thème qui le taraude tellement qu’il l’enseignera, à la rentrée, aux étudiants en musicologie du Conservatoire national de Strasbourg. Toute son ambiguïté est là : analyser ses choix musicaux tout en se gardant d’une recherche intellectuelle.