Steven Pinker. « La libération des femmes a contribué à pacifier les nations »
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Cet article est issu du numéro 59 de Philosophie magazine « 59 - mai 2012 », en kiosque le 26 avril 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Pour Steven Pinker, spécialiste en psychologie de l’évolution, les femmes sont moins violentes. Et les preuves ne manquent pas…
« Chez la plupart des mammifères, les mâles sont plus brutaux que les femelles, ils ont recours à la violence car ils ont plus à gagner dans les confrontations physiques que les femmes. Cette tendance se retrouve chez les humains : l’écrasante majorité des crimes, dans toutes les sociétés humaines, est commise par des hommes. Les sondages montrent aussi que les femmes sont moins favorables à la guerre que les hommes. Les enquêtes d’opinion l’ont souligné durant l’ère Bush : les femmes étaient plus hostiles aux interventions en Irak et en Afghanistan. On peut penser que, si elles avaient le dernier mot dans les décisions militaires, les nations mèneraient moins de guerres idiotes – c’est-à-dire qu’elles renonceraient aux interventions menées par vengeance, liées au code de l’honneur ou encore à l’orgueil militaire. Dans les expériences de psychologie sociale, on constate que les femmes réagissent moins souvent aux offenses par la violence que les hommes.