Test. Quatre nuances de Bien
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Cet article est issu du numéro 78 de Philosophie magazine « 78 - avril 2014 », en kiosque le 27 mars 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Le quotidien regorge de situations qui engagent notre sens moral. Comment trancher sans recourir à l’idée de dieu ? Quels principes adopter ? Répondez à ce test pour découvrir votre voie !
Vous attendez la douzième saison de The Jogger, votre série favorite. Votre nièce vous montre comment la télécharger, illégalement.
◆ Si tout le monde faisait pareil, on ne pourrait plus financer le cinéma. C’est non !
● Vous en avez trop envie… Et tant pis pour les nigauds qui paient !
* Vous examinez la dernière loi sur le piratage et agissez en connaissance de cause.
✖ Vous pensez à ces scénaristes virés à cause de votre égoïsme consumériste. Vous refusez.
Tiens, Arthur, le mari de votre amie Elsa, qui… embrasse une demoiselle sous un porche ! Et dire que demain, vous prenez le thé avec Elsa.
* Après tout, vous ne savez rien des conventions qui régissent la vie de votre couple d’amis. Vous effacez la scène de votre conscience.
✖ Vous avez pitié de votre amie, trahie. Mais si vous lui racontez, vous lui ferez de la peine – et du tort à son mari, qui traverse peut-être une période difficile. Vous essayerez d’aider tout le monde sans provoquer de catastrophes.
◆ Vous êtes scandalisé(e). Et vous ne pouvez faire semblant de ne rien savoir. Quelles qu’en soient les conséquences, vous révélerez tout à votre amie demain.
● Vive l’amour et tant pis pour la fidélité ! Demain, vous enjoindrez Elsa à s’amuser un peu.
De quelle manière vous adressez-vous à votre boulanger ?
✖ Vous lui demandez de ses nouvelles et connaissez les prénoms de ses enfants.
● À qui ?
◆ D’un simple « Bonjour monsieur » poli, mais formel.
* Cela dépend s’il vous a servi aimablement ou avec sa tête des mauvais jours.
Un couple de collègues – charmants – vous a préparé un dîner – succulent. Après le foie gras, Madame lance des remarques aigres sur les juifs et les musulmans. Monsieur enchaîne par une diatribe contre l’invasion du pays par des hordes étrangères…
* Vous leur demandez avec un grand sourire s’ils connaissent les lois qui condamnent les propos xénophobes.
● Vous vous lancez à votre tour dans un discours sur le bénéfice qu’un vieux pays aigri et fatigué de lui-même peut tirer des immigrés.