Tiphaine Lagarde. Une justicière au service des animaux
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Cet article est issu du numéro 113 de Philosophie magazine « Y a-t-il encore une vérité ? », en kiosque le 28 septembre 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
« On ne défend pas les animaux parce qu’on les aime mais parce qu’on pense qu’il y a une injustice. » Tel est le credo de la jeune militante antispéciste Tiphaine Lagarde, juriste et coprésidente de l’association 269 Life Libération Animale… sous le coup de sept poursuites judiciaires. Elle entend débarrasser son combat de la sensiblerie autour de l’amour des animaux – « une tarte à la crème qui nous fait tomber en pâmoison, comme Brigitte Bardot devant nos amis les chats et les phoques ». Il s’agit pour elle de « défaire la suprématie que l’homme s’arroge sur le monde animal ». Doctorante, elle est en train de rédiger une thèse de droit privé à l’université de Lyon sur « la propriété et le droit des animaux ». Même si ces derniers ont été reconnus comme des « êtres vivants doués de sensibilité » dans le code civil, « nous continuons de nous considérer comme leurs propriétaires. C’est ce que je cherche à démonter : désapproprier les animaux, les sortir de la sphère du droit de propriété ».
« Il est temps d’assumer notre conflit ouvert avec la légalité de l’exploitation animale, en assumant une certaine violence de l’action directe. Quand les lois sont injustes, il faut désobéir »
Tiphaine Lagarde