Entre les lignes
“Toute décision de justice est une décision protectrice”
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Cet article est issu du numéro 21 de Philosophie magazine « 21 - été 2008 », en kiosque le 03 juillet 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Rachida Dati, à propos du mariage annulé par le Tribunal de grande instance de Lille pour non-virginité de l’épouse, le 5 juin 2008
Dans l’affaire du mariage annulé, Rachida Dati a décidé de faire appel de la décision rendue par le tribunal de grande instance (TGI) de Lille. Chacun sait qu’elle n’était pas favorable à cette solution. C’est en réalité l’Élysée et la quasi-totalité du monde politique qui appelaient à l’annulation de l’annulation, tandis que pour la garde des Sceaux, la première décision constituait l’issue la plus favorable pour la mariée-qui-n’était-pas-vierge. La langue juridique illustre cruellement le dilemme moral auquel était confrontée la ministre, et auquel elle a finalement exposé la jeune femme : l’appel, en effet, est exercé « dans l’intérêt de la loi », alors que, selon Rachida Dati, la première décision avait été rendue « dans l’intérêt de la personne », en débarrassant celle-ci d’un mari pénible, voire arriéré.