Vincent Dedienne. Mammifère marrant
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Cet article est issu du numéro 138 de Philosophie magazine « 138 - avril / mai 2020 », en kiosque le 26 mars 2020. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Il tient le haut de l’affiche du Théâtre de la Porte-Saint-Martin (à Paris) dans “La Carpe et le Lapin”, aux côtés de Catherine Frot. Avec elle, Vincent Dedienne interprète un mille-feuille cocasse de textes, de danses et de chants, empruntés à Marguerite Duras comme à Boby Lapointe, à Samuel Beckett autant qu’à Nicole Croisille, à Pina Bausch et à Pierre Palmade. Une alliance bizarre mais heureuse entre deux comédiens échevelés. Ex-chroniqueur à la télé et à la radio, l’acteur déploie aussi sa verve comique dans le film de Gustave Kervern et de Benoît Delépine : “Effacer l’historique”. Qui de la carpe, qui du lapin ? Quid de l’hippopotame et du cochon d’Inde sur l’affiche ? Vincent Dedienne se prête au questionnaire, du coq à l’âne.
Quel animal préférez-vous à l’homme ?
L’homme reste le plus effrayant, donc le plus intéressant. Cela dit, l’hippopotame me fascine : il refuse sa condition de pachyderme et se réinvente en poisson.
Votre démon ?
D’être trop sage.
Un moment favori dans la journée ?
J’aime 17 heures, l’heure d’aller au théâtre, de la transition entre la vie et la loge.
Avez-vous des rituels avant d’entrer en scène ?
La sieste, la lecture et le parfumage.
Quel penseur vous accompagne ?