7 conceptions de la nature humaine
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Cet article est issu du numéro 101 de Philosophie magazine « L’instant présent. Attrape-le si tu peux ! », en kiosque le 16 juin 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
De l’Antiquité à nos jours, la question de la nature humaine a toujours été au cœur des préoccupations des philosophes et des scientifiques.
Aristote (384-322 av. J.-C.)
Aristote distingue trois types d’âmes : végétative, animale et rationnelle. Si l’âme, l’« anima », est le principe d’animation de tout « corps organisé », c’est la dernière, associée à la raison, qui est le propre de l’homme. En atteste son langage articulé, soit la faculté d’exprimer et d’échanger des idées. De cette disposition naturelle à la parole naît la possibilité de débattre, soit de faire société. L’homme est ainsi un animal par nature politique.
Montaigne (1533-1592)
Dans l’« Apologie de Raimond Sebond », Montaigne se moque de la prétendue suprématie de l’homme sur l’ensemble de la création. « La présomption est notre maladie naturelle et originelle », raille-t-il. L’homme est avant tout un inconstant qui balance d’humeur en humeur, d’opinion en opinion : « Nous n’allons pas, on nous emporte. » Le libre arbitre ? Une illusion ! « Nous flottons entre divers avis, nous ne voulons rien
librement, rien absolument, rien constamment. »