Rapport Sauvé

Denis Moreau : “Le rapport Sauvé a raison de reconnaître le caractère ‘systémique’ des abus”

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Denis Moreau en 2019

Denis Moreau en 2019. © Jean-Matthieu Gautier/Hans Lucas

Après la publication du rapport Sauvé, produit d’une longue enquête estimant à 330 000 le nombre de mineurs abusés sexuellement dans l’Église depuis les années 1950, des membres de l’Académie catholique de France ont remis en question ce rapport. Comme l’a expliqué Pierre Manent dans nos colonnes, ils contestent trois points principaux : la méthodologie, l’idée que ces abus auraient un caractère « systémique » et le fait que l’Église doive, dans les recommandations du rapport, faire appel à des autorités extérieures pour surmonter cette crise.

L’interview de Pierre Manent, dont les propos sont très virulents à l’encontre du rapport Sauvé, a soulevé de nombreuses réactions au sein de la communauté catholique, qui considère que la critique du rapport Sauvé minimise de fait la gravité des faits reprochés aux prêtres pédophiles et à l’Église, en tant qu’elle a mis des décennies à prendre la mesure de la crise. Denis Moreau, philosophe catholique, a répondu à nos questions pour expliquer son désaccord, mobilisant des arguments scientifiques comme théologiques.

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