Question existentielle

Éloge de l’ennui

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Éloge de l’ennui

© Alex Plesovskich/Unsplash

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En Angleterre, une étude de l’université d’Essex a récemment tenté de définir le profil de l’individu « le plus ennuyeux ». Publiée dans la revue Personality and Social Psychology Bulletin, celle-ci nous apprend que les métiers jugés les plus ennuyeux sont l’analyse de données, la comptabilité, la fiscalité, les assurances, les métiers d’entretien et du nettoyage et le secteur bancaire. Et dormir, s’intéresser à la religion, regarder la télévision, observer les animaux ou faire des mathématiques sont considérés comme des activités particulièrement barbantes…

N’est-ce pas une manière de rejeter l’ennui le plus loin possible de nous ? Car l’ennui se niche au fond de toutes nos existences. C’est ce que pensait Martin Heidegger, qui assure que l’ennui représente une tonalité essentielle de notre rapport au monde. Il faudrait même le cultiver. Explications.

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