La grande question
Faut-il supprimer les partis politiques ?
Paris, le 04 juin 2009. Dans le quartier des Halles, un militant du Mouvement des jeunes socialistes tend un tract à une personne indifférente. © Stéphane de Sakutin/AFP
Les partis n’ont plus la cote. Chute libre du nombre d’adhérents, effondrement des partis classiques comme le PS ou LR, candidatures hors partis, prolifération d’actions militantes décorrélées de ces institutions… Les partis politiques ne semblent plus à même de mobiliser les foules. Également accusés de sectarisme ou de clientélisme, ils vivent peut-être leurs derniers jours.
Est-ce un drame ? Le débat se pose philosophiquement. D’après Simone Weil, le système partisan est la première source de dissolution de la vie politique. Au contraire, le juriste austro-américain Hans Kelsen (1881-1973) y voit des outils indispensables au fonctionnement de la vie démocratique, permettant de rassembler les individus et d’organiser la pluralité des intérêts et des opinions. Quels partis politiques, donc, pour quelle démocratie ?