G. W. Leibniz commenté par Jérôme Ferrari
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Cet article est issu du numéro 125 de Philosophie magazine « Et vous, comment faites-vous la fête ? », en kiosque le 28 novembre 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
L’extrait de G. W. Leibniz
« Mais je fus retiré de cet abîme par la considération de ces possibles qui ne sont, ne seront et n’ont été, car si certains possibles n’existent jamais, alors les existants ne sont pas toujours nécessaires, autrement il serait impossible que d’autres existent à leur place ; qui plus est, jamais aucun existant ne serait impossible ; et en vérité l’on ne peut nier que toutes ces fables que l’on nomme romans ne soient possibles ; bien qu’elles ne trouvent pas place dans cette série de l’univers que Dieu a choisie, sauf à imaginer que cette immensité d’espace et de temps contient ces contrées inventées par les poètes, qui nous font voir, errants de par le monde, les Artus, roi de Grande Bretagne, Amadis des Gaules et Théodoric de Vérone des contes germaniques. »