Tuerie de Buffalo

Généalogie du suprémacisme blanc

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Madison, Indiana (États-Unis), le 31 août 2019. Un membre du Ku Klux Klan (KKK) lors d’une manifestation

Madison, Indiana (États-Unis), le 31 août 2019. Un membre du Ku Klux Klan (KKK) lors d’une manifestation. © Megan Jelinger/Anadolu Agency/AFP

Peu après l’attentat raciste qui a fait dix morts, en grande majorité afro-américains, dans un supermarché de Buffalo (État de New York) samedi 14 mai, le président américain a dénoncé « le poison du suprémacisme blanc ». Cette idéologie, mise en avant lors d’attaques aux États-Unis (les tueries de Charleston, d’El Paso ou de Pittsburgh, la manifestation sanglante de Charlottesville) comme en dehors (les attentats terroristes d’Oslo et d’Utøya, en Norvège, ou de Christchurch, en Nouvelle-Zélande), argue d’une prétendue supériorité blanche, biologique ou culturelle. Elle découle notamment, aux États-Unis, de l’acclimatation de théories pseudo-scientifiques popularisées en Europe en XIXe siècle. Généalogie d’une notion bien souvent meurtrière.

Aux sources du suprémacisme blanc