Justice
Julian Assange reste emprisonné au Royaume-Uni
Londres, ce 4 janvier. Soulagés par la décision du Royaume-Uni de ne pas extrader Julian Assange vers les États-Unis, des soutiens du cybermilitant défilent devant l’Old Bailey, le bâtiment de la Haute Cour criminelle britannique. © AP Photo/Frank Augstein/Sipa
Julian Assange ne sera pas extradé du Royaume-Uni, où il est actuellement incarcéré, vers les États-Unis : la juge britannique Vanessa Baraitser a estimé que son état psychologique était incompatible avec son extradition. Victoire en demi-teinte, donc, pour le fondateur de WikiLeaks, accusé de s’être procuré et avoir publié, en 2010, des documents gouvernementaux américains secrets. S’il n’est pas livré aux autorités américaines, c’est en effet en raison de son seul état de santé uniquement : la profonde dépression dont souffre Assange, qui l’a conduit à envisager le suicide. Les autres arguments avancés par ses avocats, notamment la liberté d’expression, n’ont pas été retenus par la juge. Soulagement, tout de même, pour ses défenseurs, qui considéraient qu’envoyer Assange aux États-Unis reviendrait à l’« enterrer vivant ».
Alors qu’il était réfugié à l’ambassade d’Équateur, Julian Assange nous avait accordé un entretien en 2013. Nous vous proposons de redécouvrir ses réflexions sur la démocratisation de ce nouvel espace public qu’est le réseau internet.