Phrase choc

« La différence qu’il y a entre l’homme et la femme est celle qu’il y a entre l’animal et la plante »

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Cet article est issu du numéro 51 de Philosophie magazine « 51 - été 2011 », en kiosque le 30 juin 2011. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

G. W. F. Hegel, Principes de la philosophie du droit (1820)

Partant du constat de l’irréductible différence biologique qui sépare les sexes, Hegel imagine une répartition « naturelle » de leurs rôles au sein du couple. À l’homme, l’univers public, la puissance et l’activité ; à la femme, l’univers intérieur, la subjectivité et la passivité. Il revient à l’homme, élément extérieur, de faire exister la famille comme personne juridique, tandis que la femme, élément intérieur, est chargée de maintenir les relations affectives dans la famille. D’un côté l’homme, « l’élément spirituel qui se divise en indépendance personnelle pour soi et en savoir et vouloir de l’universalité libre », de l’autre la femme, « élément spirituel » certes, mais qui prend la forme de « l’individualité concrète et du sentiment » culminant dans la piété. Bref, la politique et l’universel aux hommes, la maison et les bons sentiments aux femmes. La raison ? Les femmes – qui peuvent certes « avoir des idées, du goût ou de l’élégance » – ne peuvent réaliser de tâches universelles, chasse gardée du sexe fort. C’est donc au végétal immobile, dont l’existence passive le maintient au-dedans de lui-même que ressemble la femme, tandis que c’est à l’animal, mobile, et dont la vie active est caractérisée par l’émergence de la volonté et de la conscience réflexive que ressemble l’homme.

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