La mort, un phénomène admirable

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« Le passage de la vie à la mort prolonge ce souci de la transition entre la matière et l’esprit. Dans la logique spiritualiste, ce seuil est purement phénoménal. La mort est un phénomène qui ne renvoie à aucun “en-soi”. Leibniz disait du vivant qu’il était un phénomène comparable à ce “transparent artificiel” qui se forme à la périphérie d’une roue dentée dès lors qu’elle tourne assez vite, donnant alors l’impression de former un cercle. Si la roue interrompt son mouvement, l’apparence cesse, le cercle devient à nouveau dents, mais rien n’a disparu de la réalité. Henner, comme Ravaisson ou Séailles, explore cette question inquiète : qu’est-ce qu’un corps mort, la vie s’en est-elle vraiment retirée ?

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