En débat
La prostitution, ligne de faille entre féministes (1/2) : les arguments réglementaristes
Quartier de Pigalle, Paris, le 17 décembre 2020. Un rassemblement organisé par le Syndicat du travail sexuel (Strass), dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux travailleurs du sexe. © Noémie Coissac/Hans Lucas via AFP
Le débat sur la prostitution s’invite discrètement dans la campagne présidentielle. Ces derniers jours, le Syndicat du travail sexuel (Strass) et le Mouvement du Nid distribuent les bons et les mauvais points aux candidats selon leur propre conception de la prostitution. Derrière ce geste, une véritable bataille idéologique opère, que l’on retrouve plus largement au sein des mouvements féministes : pour protéger au mieux les prostitué(e)s, faut-il plutôt viser la légalisation ou l’abolition de la prostitution ? Un débat épineux qui mobilise des sensibilités philosophiques différentes autour de la question du corps, de l’intimité et de la liberté. Nous avons voulu dresser un panorama aussi large et fidèle que possible des arguments en présence.