Guerre en Ukraine

La rhétorique (dangereuse) de la guerre comme revitalisation des peuples

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Départ des troupes, France, août 1914

Départ des troupes, France, août 1914. © akg-images

« Faire revivre un empire perdu » : c’est en ces quelques mots qu’Alexandre Douguine, théoricien de l’eurasisme proche de Vladimir Poutine, concluait un article paru peu de temps avant l’offensive russe, au sujet du « destin de l’État ukrainien » – appelé, pour sa partie orientale, à regagner l’orbite de Moscou. Et d’exalter, depuis le début du conflit, une « guerre pour la multipolarité » qui devra permettre à la Russie, libérée de l’Occident, de « vivre en tant que nation libre et indépendante ». Un lexique biologique récurrent dans les discours de guerre. Bien des philosophes, eux aussi, ont fait de la guerre un instrument essentiel de la santé des peuples. Éclairage.

“Il nous faudrait une bonne guerre”, vraiment ?