La vérité selon Mark Zuckerberg

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© Carlo Jasso / Reuters 

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Cet article est issu du numéro 135 de Philosophie magazine « Peut-on se mettre à la place des autres ? », en kiosque le 28 novembre 2019. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le patron de Facebook refuse de contrôler la véracité des publicités politiques sur le réseau social au nom de la liberté d’expression. Et au prix de la vérité ?

Alors que les élections américaines de 2020 approchent, Facebook, qui regroupe 2,4 milliards d’utilisateurs, est sous pression. L’utilisation massive de publicités politiques par l’équipe de Donald Trump, en plus des fausses informations qui y circulent, font craindre un déferlement de contre-vérités. Mais au cours d’un discours à la Geor­getown University le 17 octobre, Mark Zuckerberg assume : « Nous n’exerçons pas de vérification de faits [fact checking] sur les publicités politiques. » L’annonce a provoqué un tollé. Peu après, la démocrate Alexandria Ocasio-Cortez a poussé le patron de Facebook dans ses retranchements en lui demandant si elle pourrait publier des posts con­tenant de fausses informations sur ses adversaires républicains. Décontenancé, Zuckerberg a répondu : « Je n’ai pas la réponse en tête, mais probablement. »

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