Élections / Italie
L’erreur de Monti ou la revanche du politique
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Cet article est issu du numéro 67 de Philosophie magazine « 67 - mars 2013 », en kiosque le 21 janvier 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Pourquoi l’ancien président du Conseil italien Mario Monti a-t-il vu sa cote de popularité fondre dans la course aux élections des 24 et 25 février ? Parce qu’il a mis la raison au-dessus des partis.
« J’ai décidé de monter en politique », déclarait le 28 décembre dernier Mario Monti sur son compte Twitter pour annoncer sa candidature officielle aux élections générales des 24 et 25 février. L’expression était bien trouvée, puisque dans la péninsule, on dit qu’on descend en politique, comme s’il s’agissait d’une arène, d’un abaissement. Cependant, malgré sa jolie formule, Monti, brillant économiste, professeur d’université à la Bocconi (Milan) et à Yale (États-Unis), consultant pour Goldman Sachs, a raté sa métamorphose en homme politique. Les derniers sondages, à l’heure où nous imprimons, placent sa coalition, avec 13,7 % des intentions de vote, loin derrière celles menées par Berlusconi (27,5 %) et le leader de centre-gauche Pier Luigi Bersani (34,4 %), donné vainqueur. Comment expliquer la dégringolade de cet homme qui, à la tête d’un gouvernement « technique » de novembre 2011 à décembre 2012, a évité à l’Italie un scénario noir à la grecque ?