L’erreur est dans le pré

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L’erreur est dans le pré

© Charles Berberian pour PM

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Cet article est issu du numéro 94 de Philosophie magazine « La nature a-t-elle toujours raison ? », en kiosque le 22 octobre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

De l’aile irisée de la libellule à la démarche souple et altière du lion, le règne animal semble nous offrir d’inépuisables images d’harmonie. « La nature ne fait rien en vain. » « La nature fait bien les choses. » Voilà d’ordinaire les formules admiratives et plates qui nous viennent sur les lèvres lorsque nous entrevoyons, la nuit à la campagne, un chevreuil qui s’enfuit dans le halo des phares ou bien un écureuil qui, descendu de son arbre, danse la gigue dans l’herbe pour aller quérir une noix.

Oui, mais…

Mais il est au moins un petit fait gênant qui représente, comme la souffrance des enfants dans le domaine de la morale humaine, un argument de choc contre la théodicée appliquée cette fois-ci au monde animal, c’est-à-dire contre l’idée qu’il y aurait une perfection infinie dans la nature : les maladies dentaires.

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