Exposition

Les damnés de l’Orient

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Fantôme-Oiwa-Ikkyo©Quai-Branly-Jacques Chirac-PhotoClaudeGermain

Le Fantôme d’Oiwa, peint (encre et couleurs sur soie) à la fin du XIXe siècle par le Japonais Ikkyo © Musée du Quai-Branly-Jacques Chirac / photo Claude Germain

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Cet article est issu du numéro 120 de Philosophie magazine « À quelle vitesse voulons-nous vivre ? », en kiosque le 31 mai 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Une exposition nous convie à la découverte des enfers asiatiques, au Musée du Quai-Branky-Jacques-Chirac. Où l’on découvre une vision métaphysique et une certaine idée de la justice.

Tremblez ! Âmes damnées et démons infernaux, têtes sans corps et corps errants ont quartier libre au Quai-Branly. Le musée parisien nous introduit aux cercles des enfers asiatiques. Chine, Thaïlande et Japon, dont l’imaginaire métaphysique repose sur une culture bouddhique, partagent une vision de l’au-delà fondé sur un cycle de réincarnations. L’enfer, c’est la répétition. Partout, dans cet Extrême-Orient, les fantômes reviennent hanter les vivants avec une même ambition : s’acquitter d’une dette ou solder une injustice. Les enfers en Chine sont ainsi conçus sur un modèle administratif, comme un tribunal avec ses fonctionnaires et ses registres. Car, en revenant, les morts négocient avec les vivants et les vivants avec les morts, pour que justice soit rendue.

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