Exercice de rhétorique n°5

Les discours péremptoires

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Cet article est issu du Hors-série n°N° 51 de Philosophie magazine « L’art de bien parler », en kiosque le 18 novembre 2021. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Les ressources infinies de l’éloquence permettent de créer des discours non argumentés, où, au fond, seule la thèse est présente : des discours péremptoires. Rappelons qu’un argument, c’est fondamentalement une seconde thèse posée en soutien d’une première thèse par le biais d’un lien causal. Parmi les textes suivants, après avoir identifié la thèse, distinguez ceux qui sont péremptoires de ceux qui contiennent au moins un argument.

 

Texte 1

Sans espaces verts, notre ville meurt ! C’est d’urgence qu’il nous faut en réclamer ! Sortons de notre réserve, agissons, osons dire que nous avons besoin de verdure pour avoir une vie décente ! Que les responsables entendent notre requête : mettez-nous au vert ! Pas au sens où il nous pousserait au déménagement, à fuir notre propre ville, non ; mettez-nous au vert en nous mettant du vert, chez nous, rendez-nous la nature, faites-la de nouveau entrer là d’où elle a été chassée. Nous sommes sûrs que tous dans cette salle se rallieront à notre cause et que demain, à nos fenêtres, nous aurons tous un arbre, une rangée de buissons, des parterres de fleurs où poser les yeux.

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