Politique
Les grands courants de la philosophie politique américaine
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Cet article est issu du numéro 24 de Philosophie magazine « 24 - novembre 2008 », en kiosque le 30 octobre 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Le libertarisme
Théorie des droits et de la justice individuelle fondée sur une conception radicale de la liberté individuelle, le libertarisme vise l’élimination maximale de l’État dans la distribution des richesses. L’État est réduit à des fonctions régaliennes de protection des droits fondamentaux (intégrité, liberté et propriété). Selon Robert Nozick, figure historique du libertarisme américain, l’idée de redistribution par l’impôt viole le droit absolu des individus à la propriété.
Références : Robert Nozick (1938-2002), Anarchie, État et Utopie. Jan Narveson (1936-), The Libertarian Idea. Michael Otuka (1964-), Libertarianism without inequality (pour un libertarisme de gauche).
Le néoconservatisme
Idéologie politique de droite reposant sur le rejet du social-libéralisme et de la nouvelle gauche (new left) des années 1960. Harvey Mansfield et Irving Kristol en sont considérés comme les théoriciens majeurs. Le courant se caractérise également par un rejet du relativisme culturel. C’est à ce titre que nombreux commentateurs américains l’affilient à Léo Strauss, philosophe allemand émigré au États-Unis et professeur à l’université
de Chicago.